Open/Close Menu Agence gabonaise de Normalisation
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L’Agence gabonaise de normalisation (Aganor) vient d’élaborer la norme relative à la fabrication locale des masques de protection contre le coronavirus. Désormais, les produits ne respectant pas cette norme, d’accès gratuit, ne pourront plus être écoulés sur le marché national.

La fabrication locale de masques de protection a fleuri avec la crise du coronavirus. En vue de normer la confection de ceux-ci, l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor) s’est attaquée, les 7 et 8 avril à Libreville,  à «la certification internationale de masque Covid-19 à produire localement».

À l’issue des 48 heures travaux, une norme, sur la fabrication locale des masques de protection, a été élaborée. «C’est une norme d’accès gratuit. Il ne reste plus qu’à nos équipes de communiquer massivement sur ladite norme, qui sera disponible en ligne», a souligné le directeur général de l’Aganor. «Les différents fabricants sont donc invités à se rapprocher de l’Aganor d’abord pour se faire identifier, et ensuite se faire assister dans la confection des masques», a ajouté Nestor Mintsa.

L’Aganor est l’organisme national de normalisation, d’évaluation de la conformité et de métrologie. Pour la certification des masques de protection contre le coronavirus, l’établissement public a sollicité l’expertise-Conseil national de l’ordre des médecins du Gabon (CNOM). «Les masques pour lesquels nous avons validé les normes aujourd’hui sont destinés au grand public. Ces normes vont aider les fabricants à confectionner des masques de bonne qualité pour la protection des populations», a expliqué vice-président du CNOM.

Selon Cyrille Mouyopa, les fabricants ne respectant pas les normes de fabrication des masques de protection ne risquent aucune sanction. Cependant, ils ne pourront plus écouler leurs produits sur le marché local. «Les fabricants vont s’approprier ces normes, qui sont gratuites, et réunir les conditions pour fabriquer des masques de bonne qualité. Passé cette étape, il y aura un contrôle qualité, qui sera effectué, sans lequel le fabricant ne pourra pas mettre son masque sur le marché, parce qu’il n’aura pas été validé», a conclu le cardiologue.